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Le mannequinat, avant tout une histoire humaine

Rainer Boucard a débuté en tant que mannequin en 2009. (Photo : Sylvain Barreda)
Rainer Boucard a débuté en tant que mannequin en 2009. (Photo : Sylvain Barreda)

Repérer lors d'un voyage, rien ne prédestinait Rainer Boucard a évolué dans le monde de la mode. Du haut de son mètre quatre-vingt cinq, il revient sur ses débuts.

Entre la mode et Rainer Boucard, c'est une histoire de... hasard. Il est découvert lors « d'un voyage à la Jamaïque », par Dweight Peters, actuellement son agent au sein de l'agence Saint International Jamaica Limited. À force de ténacité, ce dernier convainc Rainer Boucard de se lancer dans l'aventure du mannequinat. « Je n'ai jamais passé de casting ou voulu être dans le milieu ou être mannequin. Il a vu un potentiel en moi et m'a proposé d'être modèle, ça a commencé comme ça », confie le jeune homme. Les choses se concrétisent en 2009. Rainer signe un contrat  et s'envole pour New York faire des photos. Là-bas, il rencontre plusieurs agences, c'est le début de l'aventure. « J'ai signé ensuite à Paris dans l'agence Angels and demonds, puis j'ai fait la rencontre de mon agent milanais à New York. Après cela, j'ai été signé chez Red citizen. Apparemment il y avait du potentiel », poursuit Rainer Boucard. S'ensuivent des shooting photos, une participation à la Fashion Week de Paris en 2011. Mais Rainer reste lucide. Il peut se passer beaucoup de temps avant qu'une carrière ne décolle.

 

« Toujours faire plus »

« Aujourd'hui, il y a beaucoup de mannequins hommes qui sont dans le milieu depuis plusieurs années et qui n'ont pas percé. Parfois ils font une campagne et leur carrière explose par la suite. » Des débuts difficiles, beaucoup de monde et peu d'élus. Le milieu de la mode peut être une vraie arène où la motivation est plus que nécessaire, surtout en tant que modèle noir. «  Dans mon agence on m'a fait comprendre que pour les noirs c'était difficile. On te dit qu'on te prend mais que ce n'est pas sûr que tu travailles. Nous les noirs, sommes obligés d'avoir des abdos, la peau nickel... Il faut toujours faire plus pour être le top du top. Tout ça a fait que je ne me suis pas senti à l'aise. » Aujourd'hui à la tête de l'agence The Bartender, Rainer n'a pas totalement délaissé le milieu. Il continue les shooting photos en Guadeloupe (Focus, Trendy). Mais au-delà de voir son image sur papier glacé ou défiler sur les poduims, pour lui, le mannequinat reste avant tout une aventure humaine. « Ce qui me plaît le plus c'est de rencontrer les gens. Ce sont des expériences formidables. Aujourd'hui, grâce au mannequinat j'ai pas mal voyagé, ça enrichit énormément l'homme. J'ai fait de superbes rencontres, d'ailleurs j'ai encore des amis dans le milieu. »

C.L.

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Commentaires: 1
  • #1

    DjoZ (mardi, 08 décembre 2015)

    Lucide le garçon,
    Si je n'en voyais pas les bons côtés, au moins bouger et faire des rencontres c'est déjà ça ... si on projet plus concret émerge derrière ;)